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Jun 15th, 2009 - 09:30:20 |
Machumu A. Pierre
1. Nous commençons par rendre grâce au Dieu Tout Puissant qui nous a gardés en vie jusqu’à ce grand jour où nous célébrons la Fête Internationale du Travail.
2. En ce du 1er mai 2009, nous nous joignons à tous les travailleurs du Burundi et des autres pays du monde qui font mémoire de nombreux ouvriers de l’Amérique du Sud, spécialement ceux de Chicago, qui ont fait les premières manifestations pour demander au patronat de réduire jusqu’à huit les heures de travail par jour. C’était le 1er mai 1886.
3. Nous voudrions donc adresser nos souhaits de bonne fête à vous tous. Que cette fête soit pour vous un jour de joie, et qu’elle nous décide enfin à toujours mettre en avant le dialogue et la concertation dans la planification et l’organisation du travail, comme le prévoient les objectifs et les recommandations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
4. Le thème choisi pour cette journée est le suivant :
« REDOUBLONS D’ENERGIE POUR LE TRAVAIL,
C’EST LE DROIT CHEMIN VERS LA PAIX
ET LE DEVELOPPEMENT DURABLES »
Il s’agit d’une phrase mobilisatrice inspirée du thème général de l’année, fondé lui-même sur le renforcement du travail et de la sécurité. Il est ainsi formulé : « TRAVAILLONS PLUS, PRENONS UNE PART ACTIVE A NOTRE SECURITE, C’EST LE CHEMIN DROIT VERS LE DEVELOPPEMENT DURABLE. »
Burundaises, Burundais,
5. En ce moment-ci, nous voudrions vous dire brièvement nos observations sur ce qu’auront été le zèle au travail et la compréhension ou le climat de travail à partir de la dernière célébration de la fête du 1er mai.
6. En ce qui concerne le redoublement d’énergie pour le travail, nous pouvons affirmer qu’en général la population s’est adonnée au travail quotidien d’une manière satisfaisante. Cela a fait que la production a connu une certaine augmentation, que ce soit au niveau des caisses de l’Etat, que ce soit au niveau du revenu par ménage, même si le résultat est resté en-déça de nos attentes.
7. Dans nombre de secteurs d’activités, ce résultat positif dégagé a été le fruit d’une bonne entente entre le patronat et les ouvriers, mais également la preuve d’une paix et d’une sécurité sur les lieux de travail.
8. Les progrès réalisés sont fonction de la volonté et des efforts qu’ensemble les employeurs et les employés ont mis dans la réalisation des taches imparties, chacun en ce qui le concerne. Mais cela provient également de la bonne entente au service, une résultante de la bonne organisation et du respect de la loi et des règlements.
9. Nous disons alors nos remerciements à tous ceux qui ont donné leur contribution en faveur de l’augmentation de la production. Nous citons les chefs de services qui ont tenu régulièrement des réunions de travail avec leur personnel, et qui ont mis en avant le dialogue et la concertation dans l’exercice de leurs fonctions, plus particulièrement dans la rectification des erreurs du passé. C’est également les travailleurs qui sont restés à leurs postes, et qui n’ont rien ménagé pour faire avancer les programmes des Ministères, des Projets ou des Sociétés qui les ont engagés.
10. S’il advenait que les travailleurs soient obligés de faire grève pour recouvrer leurs droits, il existe des dispositions légales qu’ils doivent respecter. Entre autres, il est établi que :
L’exercice du droit de grève est subordonné à l’épuisement de tous les moyens pacifiques de règlement de conflits.
Pendant la grève, toutes les obligations entre l’Administration et le fonctionnaire sont suspendues, y compris la rémunération.
11. Nous réitérons notre mise en garde à l’endroit de certains travailleurs qui passent sciemment outre cette réglementation en vigueur, faisant de l’arrêt de travail une force de pression en vue d’arriver à leurs objectifs. Nous leur demandons d’exposer clairement leurs problèmes, d’expliquer le bien fondé de leurs réclamations, et montrer que le Gouvernement est à même d’y apporter solution sans être injuste à l’endroit des autres travailleurs. Ce qui est plus étonnant encore, il y en a qui osent réclamer un salaire pour des jours durant lesquels ils n’ont pas travaillé.
12. En ce qui concerne les travailleurs du secteur de la santé Publique, notre Gouvernement reconnaît le rôle irremplaçable et combien important que jouent les médecins, les infirmières et les infirmiers et tout le personnel du Ministère dans la vie de la nation, surtout leur part dans le renforcement et le recouvrement de la force physique, condition sine qua non pour des activités d’auto développement.
13. C’est pour cela que le Gouvernement a accepté de se mettre autour de la table des négociations en vue d’examiner avec les syndicalistes ce qu’il pourrait consentir en plus du pas déjà franchi. Mais nous tenons à leur rappeler qu’ils ont eux aussi besoin que tous les autres services continuent à marcher également : la défense et la sécurité, la justice, l’éducation des enfants, etc. Le Gouvernement a fait ce qui était en son pouvoir, et des augmentations à la hauteur de nos moyens ont été octroyées.
14. Nous lançons alors un appel aux médecins qui ont interrompu le service de faire un sursaut de conscience, qu’ils se rappellent la parole donnée au peuple burundais et au monde entier le jour où ils ont obtenu leur diplôme pour l’exercice de cette fonction (le serment d’Hippocrate).Qu’ils se rappellent également qu’ils ont acquis ces connaissances grâce au Gouvernement qui a payé leur formation depuis le niveau primaire jusqu’à l’Université.
15. Qu’ils soient conscients du fait que l’argent ayant servi à leur formation est venu des contribuables, qu’ils se ravisent, se remettent au travail, car la population attend en retour leurs services, et ce sera un acte de gratitude.
16. Nous félicitons vivement tous ceux qui n’ont jamais interrompu le travail ainsi que ceux qui l’ont repris sans tarder. Ils sont les plus nombreux, car ces grèves sont plus répandues dans les grandes villes telles que Bujumbura, Gitega et Ngozi. Ailleurs dans le pays, les médecins et les infirmiers se présentent au service normalement.
17. Ça ne fait plus l’ombre d’un doute, une bonne partie de la population commence à s’inquiéter de l’attitude de ces travailleurs qui semblent dire : « Arrêtons le travail, et la population qui avait recours à nous va se décourager. Elle va se ranger derrière nous. Nous allons forcer le Gouvernement à satisfaire nos revendications sans aucune restriction. Toutes les conséquences fâcheuses qui en résulteront seront sur le dos du Gouvernement, ce qui manifestera qu’il ne se soucie plus de sa population. »
18. Il y en a aussi qui pensent qu’il s’agit plutôt d’un acte de sabotage contre les mesures de gratuité des soins de santé pour les mères qui accouchent et les enfants âgés de moins de cinq ans. Certains de ces médecins empêcheraient les autres d’exercer dans les structures sanitaires publiques pour que les malades aillent se faire consulter dans leurs cabinets privés où la facture est plus lourde.
19. Nous voudrions rassure tous ceux qui nous écoutent que le Gouvernement ne supportera pas plus longtemps que la situation perdure. Nous prendrons toutes les mesures que nous autorise la loi pour que cette façon de faire cesse.
Burundaises, Burundais,
20. Le problème majeur des salariés au Burundi, nous le connaissons tous. Il est évoqué dans toutes les réunions qui se tiennent, aussi bien au service que dans d’autres circonstances. Les « plaidants » sont nombreux, nous vivons avec eux, nous partageons les lieux de travail, nous fréquentons le même marché, etc. La question va de pair avec l’harmonisation des salaires, pour que les personnes de même qualification et exerçant des fonctions similaires puissent avoir le même traitement, indépendamment des secteurs d’activités.
21. Dans notre message à la nation à l’occasion du 1er janvier de cette année 2009, nous avons déclaré qu’une nouvelle politique salariale pour les agents publics dans notre pays allait être initiée en priorité. Nous voudrions porter à la connaissance de tous les fonctionnaires qu’aujourd’hui, grâce aux apports du Ministère en charge de la Bonne Gouvernance ainsi que les membres du Conseil Economique et Social, le Gouvernement a déjà des pistes de solution du problème. C’est pourquoi Nous allons, au courant de ce mois, mettre sur pied une commission ad hoc qui comprendra également des fonctionnaires. Cette Commission précisera aussi l’origine des fonds.
Que ceux qui sont en grève aujourd’hui cessent donc de tirer la couverture de leur côté, qu’ils attendent une solution générale et englobante pour tous les fonctionnaires.
22. Nous disons nos remerciements aux Organisations Internationales qui nous viennent en aide pour que les enseignements relatifs au dialogue et à la concertation sur les lieux de travail puissent atteindre les membres du Gouvernement, les employeurs et les employés réunis au sein du Conseil National du Travail. Nous demandons aux bénéficiaires de cette formation d’être véritablement des guides, car c’est cela le propre d’un délégué et un représentant responsable.
23. En ce qui nous concerne, nous allons créer toutes les structures nécessaires pour que les conclusions des propositions faites dans le sens de mettre définitivement fin au problème du travail et des salaires soient traduites en actes.
24. Nous voudrions vous rappeler les programmes que le Gouvernement est entrain de réaliser, en union avec les organisations qui représentent les travailleurs, les employeurs et les partenaires au développement de notre pays, dans le cadre d’appui pour les salaires en vue de l’amélioration des conditions de vie et du travail.
1° Le projet d’élaborer une politique et des structures plus efficace d’une sécurité sociale, que ce soit au niveau de la santé, de la retraite, de la maladie ou des accidents de service. Beaucoup d’études ont été faites, d’autres sont encours de finalisation.
2° Dans le but de venir en aide aux populations démunies, le Gouvernement va mettre sur pied une commission chargée d’analyser les voies et moyens de garantir les soins de santé aux gens, notamment en revalorisant la carte d’assurance maladie, eu égard aux temps que nous vivons et aux capacités du Gouvernement. Nous demandons au Ministère de la Santé Publique d’élaborer les termes de référence pour ce programme.
3° A côté de ces programmes en rapport avec la bonne santé des travailleurs, nous avons des projets en commun avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ainsi que l’Alliance des Etats d’Afrique, qui ont trait à la politique de la création de l’emploi, surtout chez les jeunes, instruits et non instruits.
25. Nous voudrions demander encore une fois à toute la population burundaise, y compris les travailleurs, de poursuivre la lutte contre les pots de vin et la corruption, parce que cette pratique freine les entrées dans les caisses de l’Etat (Taxes et Impôts), rendant ainsi impossible l’augmentation des salaires des fonctionnaires.
26. Nous vous avons également demandé de pointer du doigt les hommes et les femmes qui perçoivent des salaires sans avoir travaillé, des fonctionnaires fictifs, des gens qui ont un solde sur base de faux grades, car cet argent va dans des poches de certaines personnes au lieu de suivre le circuit normal qui permettrait au Gouvernement de résoudre certains problèmes du pays et des travailleurs.
27. Redoublons plutôt d’effort pour une plus grande production. Cela va permettre la diminution des prix, ce qui va augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs et revaloriser les salaires des fonctionnaires. Travaillons à varier nos sources de revenu sans toutefois recourir aux pratiques de vol ou de mensonge. Le proverbe qui dit que « le faux serment fait survivre les enfants » (Uwutarahiye nabi ntasumira umwana) doit désormais être effacé de notre bagage intellectuel.
28. Nous saisissons cette occasion pour féliciter et soutenir tous ceux qui s’adonnent aux travaux communautaires de développement. Cette activité a permis la propreté de plusieurs ville du pays, et l’embellissement de beaucoup de sites. Vous savez que c’est au cours de ces travaux également qu’ont été plantées plusieurs arbres fruitiers. Aujourd’hui l’on compte plus de 17 millions de plants en 4 mois seulement, et le programme sera poursuivi au début de la saison culturale prochaine. Ce n’est pas tout ! Vous savez que nous avons construit beaucoup d’écoles et de centres de santé au cours des travaux communautaires, et la besogne continue.
29. Ce qui nous réjouis le plus, c’est que la population a fait siens tous les programmes de développement. Aujourd’hui, les Burundais ont compris que le progrès commence par eux, et qu’il leur revient en qualité de premiers bénéficiaires.
30. Vous savez qu’un courant de la crise financière traverse tous les pays, nos partenaires y compris. Nous devons nous imprégner de la philosophie de nos ancêtres, qui recommande de compter d’abord sur ses propres forces et de ne pas toujours tourner la tête vers l’extérieur. Un proverbe dit que « le secours du voisin arrive souvent après le danger » (Akimuhana kaza imvura ihise).
31. Si donc nous ne renonçons pas aux mauvaises habitudes de paresse et de fuite de travail, même le peu de salaire que nous recevons risque d’être introuvable, comme cela est observable dans certains pays où les fonctionnaires passent des mois et des mois sans être payés.
Ces travaux communautaires ont également permis la rencontre des différentes catégories sociales toutes ethnies confondues, les plus jeunes et les moins jeunes, les agents du service public et ceux du service privé. Ils ont eu l’occasion de se retrouver sur un chantier commun, et les premiers pas vers la réconciliation ont été faits. Redoublons donc d’énergie pour le travail, car c’est le droit chemin vers la paix et un développement durables.
32. Tous les Burundais pouvons maintenant pousser un « ouf » de soulagement, car la guerre qui opposait le FNL et le Gouvernement du Burundi est terminée. L‘intégration des anciens combattants dans les Forces de Défense et de sécurité, la démobilisation et la réinsertion de ceux qui n’ont pas été retenus continuent.
May 27th, 2007 - 09:07:27 |
Machumu A. Pierre
Le Burundi se prépare à abriter une table ronde de ses bailleurs de fonds
L’actualité politique nationale devrait être dominée par les préparatifs déjà avancés de la table ronde des bailleurs de fonds du Burundi qui va se tenir très prochainement à Bujumbura, les 24 et 25 mai pour être précis. Il s’agit d’un rendez-vous très important pour un pays qui compte énormément sur les aides et crédits de la communauté internationale.
Ayant eu le loisir de lire le document de plus de cent pages où sont exposées les priorités pour lesquelles le gouvernement burundais sollicite la générosité de la communauté internationale, je me dis que ce travail non moins remarqauble ainsi que les requêtes du gouvernement méritent une attention particulière des bailleurs de fonds. C’est que malgré les tâtonnements, la volonté politique de bâtir, de développer le pays et de réconcilier la nation avec elle-même existe. Il convient cependant de rappeler ici et cela à l’intention du gouvernement burundais, que des mesures drastiques de lutte contre le gaspillage étatique, la corruption, les bévues et l’école buissonnière où s’égarent encore pas mal de fonctionnaires de l’Etat, doivent s’imposer. Sans doute faut-il mettre la main à la pâte, proposer des solutions durables et bien pragmatiques aux problèmes de l’insalubrité, du chômage, des famines, bref, pour tout le sous-développement et le passé national combien douloureux.
Etant donné qu’il ne revient pas au président de la République de prendre personnellement toutes les affaires du pays en mains mais que la constitution qui lui donne plutôt le droit de nommer aux emplois civils et militaires l’autorise à déléguer certains pouvoirs et à créer des postes de responsabilité pour des Burundais compétents et motivés, j’aimerais ici vous faire partager quelques morceaux choisis du document que les ministres concernés au premier plan par l’organisation et la réussite de la table ronde ont présenté aux bailleurs de fonds et aux hommes des médias (pour des échanges utiles et une large publicité le cas échéant).
Ce document combien volumineux illustre bien le poids des attentes et des chantiers du pays pour une période de trois ans. De ce programme pour lequel le Burundi tend les mains devant les pays riches ou généreux se dégagent quatre grands axes prioritaires à savoir « la relance des activités productives agricoles en engageant des investissements conséquents pour restaurer les conditions d’une agriculture vivrière viable et le développement de la pluriactivité rurale; le rééquilibrage intra sectoriel en matière de bonne gouvernance en accordant plus d’attention au secteur de la justice; le développement du capital humain en donnant plus de ressources et de moyens aux secteurs de l’éducation et de la santé; le développement des infrastructures économiques en particulier l’énergie, les routes et les pistes rurales.»
Comme exposé et défendu par quelque huit membres du gouvernement d’abord à Genève et puis récemment à Bujumbura, le « Programme d’Actions Prioritaires (PAP) de mise en œuvre du CSLP 2007-2010 s’inscrit dans les nouvelles politiques publiques que le gouvernement compte mettre en place pour accélérer la mutation de l’économie burundaise et faciliter la réconciliation nationale. Il se présente comme le cadre opérationnel du CSLP qui a été adopté en 2006 par le parlement et le gouvernement et qui vient d’être adopté respectivement par le FMI et la BM les 09/ et 13/03/2007. Le but de ce programme est d’engager réellement des actions de développement pour sortir le pays du cercle de l’assistance humanitaire et de gestion quotidienne des difficultés de trésorerie de l’Etat. Le PAP a été élaboré suivant une démarche itérative de participation et de concertation avec les administrations concernées, les bailleurs de fonds, le secteur privé et la société civile. Il se distingue par sa flexibilité et par son caractère glissant au vu des indicateurs de suivi et des performances. Il comprend plusieurs composantes porteuses de coopération transversale (impliquant plusieurs administrations et Ong pour une action précise) et séquentielle (garantissant l’articulation des différentes phases de mise en oeuvre des actions). »
L’autre dimension du programme est le regroupement des projets participant à la lutte contre la pauvreté. Le PAP est structuré en 17 programmes distincts pour un volume d’investissements global de 1.320,2 millions $ dont 785,5 millions $ sont déjà acquis. Près de 40 % (38,6 %) des 785,5 millions $ sont orientés vers les secteurs productifs et d’infrastructures d’appui à la production et 29 % vers les secteurs sociaux. Les projets et actions liés à la question de la gouvernance absorberont 26,5 % des investissements programmés (financements acquis et alloués aux différents secteurs de la sécurité). Les financements additionnels permettant la mise en œuvre du CSLP dans des bonnes conditions sont de 534,7 millions $ pour la période 2007-2010
Ces financements seront orientés vers les secteurs productifs et les infrastructures (51 %). Le secteur de l’énergie accaparera 7,6 % des nouveaux financements. L’Etat, dans le cadre de son budget d’investissement, contribuera à hauteur de 141,6 millions $ pendant les trois ans du PAP ‘soit 26 % des nouveaux financements à rechercher). Les contributions nettes attendues de la part des partenaires au développement sont de 393,1 millions $. A cela s’ajoutent, les appuis budgétaires de 247,8 millions $.»
On note que dans ledit document, le gouvernement regrette quasiment que « le programme d’urgence de 2006 n’ait pas produit les effets escomptés en raison du faible taux de réalisation des engagements. En effet, en 2006 sur un total de 168 millions $, seulement 39 % ont été honorés soit 66 millions. Les aides ont touché l’assistance aux populations victimes de la sécheresse et de la famine (23 millions $), les appuis budgétaires (22 millions $) et les fonds fiduciaires (13,6 millions $) pour l’achat de fournitures scolaires et de médicaments.
Le programme d’actions prioritaires de mise en œuvre du CSLP 2007-2010 s’inscrit dans une vision de relance de activités productives et de développement du capital humain. Les investissements programmés totalisent 1.320 millions $ dont 785,5 millions $ seront financés par les principaux partenaires au développement. Les financements à mobiliser pour les prochaines années sont de 534,7 millions $ dont 141,6 millions $ seront assurés par le budget de l’Etat. Les financements additionnels sont orientés vers:
1) les secteurs productifs porteurs de croissance économique, 18,4 % soit 98,4 millions $ en direction des cultures vivrières, des cultures d’exportation et des investissements de restauration des sols et de maîtrise de l’eau pour le développement des cultures ;
2) la relance du secteur privé avec 18 millions $ ;
3) le développement des ressources humaines en mettant en œuvre des politiques sectorielles d’envergure en matière d’éducation et de santé qui n’ont pas bénéficié d’appuis massifs pour permettre aux populations d’accéder aux services de base et de préparer le pays à se rapprocher des Objectifs du Millénaire de Développement; les investissements supplémentaires requis pour les prochaines années sont de 182,3 millions $ soit 34,1 % du total des financements à mobiliser ;
4) du secteur de l’énergie qui accuse de déficits de capacités de production et d’infrastructures de distribution nécessitant un programme spécifique pour créer de nouvelles conditions d’alimentation en énergie pour les secteurs économiques et les ménages ; 7,6 % des financements additionnels seront alloués aux investissements de mise à niveau techniques et de restructuration de la société Regideso soit 40,9 millions$.
Le Programme d’Actions Prioritaires se présente non seulement comme le cadre de référence de mise en œuvre du CSLP qui a été élaboré selon une démarche participative mais il situe les actions dans une phase exceptionnelle de restauration de l’appareil productif, après tant d’années de destruction des infrastructures du pays.»
Le gouvernement burundais reste d’avis que les investissements et les actions envisagés dans ce programme devraient trouver des échos favorables auprès de la communauté internationale pour aider le pays et le peuple à rejoindre les autres pays de la région dans le processus de relance de la croissance économique et de la stabilité politique dans toute la région des Grands Lacs. Pour l’Etat burundais, les bailleurs de fonds peuvent faire montre de compréhension et surtout prendre en compte l’ampleur et les séquelles de la crise que le pays vient de traverser.
Le gouvernement burundais souhaite pour le moment ne pas être traité comme un pays normal obéissant à certaines contraintes du FMI et la Banque Mondiale en raison du niveau de destruction du pays, des tensions sociales, du fait du retour massif des réfugiés et de la forte pression sur les terres. Au contraire, des moyens exceptionnels et des instruments nouveaux pourront être mis à sa disposition par les partenaires afin de lui permettre de mettre en œuvre un programme de reconstruction ambitieux et réaliste. Le programme d’actions prioritaires vise donc à accélérer le processus de changements de mentalités et du mode de fonctionnement de l’économie du pays. Il a pour ambition de créer des opportunités d’emplois et d’espoir pour les populations meurtries par plusieurs années de guerres. Inutile de mentionner que ledit programme souligne l’urgence de l’accompagner, pour les prochaines années, des appuis budgétaires pour faire face à certaines échéances notamment pour les salaires et le règlement des problèmes des militaires démobilisés.
Aux bailleurs de fonds et partenaires du Burundi, nous disons qu’ il est grand temps de joindre l’acte à la parole au lieu d’endormir les peuples du tiers monde par des promesses jamais tenues. Inutile de faire remarquer au demeurant que les déceptions ou les manquements aux conditions généralement fantaisites pour ne pas dire non réalistes, font surtout du mal au petit peuple qui pourtant a démontré qu’il sait lui-même châtier les mauvais gestionnaires au moyen d’un vote sanction. Le régime actuel en est conscient: 2010 est une date avec laquelle il ne faut pas badiner!
May 27th, 2007 - 09:03:33 |
Machumu A. Pierre
Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP)
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1. Le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) a été élaboré dans un contexte de changement politique important marqué par la restauration de la sécurité et caractérisé par une évolution socio-économique encourageante. La stratégie élaborée sur une base participative reflète cette situation et projette le Burundi vers un lendemain meilleur à travers les réformes et programmes qu’elle préconise et dont l’objectif est de bâtir une nouvelle société d’espoir pour les burundais en ce début du 3ème millénaire.
a. Contexte général de normalisation politique et de reconstruction nationale
2. L’Elaboration du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) intervient également à l’issue d’une longue période de négociations encouragées et soutenues par la communauté internationale et la mise en place d’un cadre pour la réconciliation nationale. Les négociations pour une paix globale se sont achevées à Arusha en Tanzanie en août 2000. Il s’en est suivi la mise en place d’une transition politique de 36 mois (2001-2004) qui a abouti à l’organisation et la tenue d’élections générales qui ont mis fin à la période de transition dans le respect de l’Accord d’ Arusha pour la Paix et la Réconciliation Nationale. La mise en place des institutions démocratiques constitue un tournant décisif dans la restauration de la paix, l’instauration d’un Etat de droit et le retour de la sérénité, éléments indispensables pour le développement socio-économique du Burundi.
3. Cette heureuse évolution politique a été rendue possible par l’appui multiforme de la communauté internationale à travers l’Opération des Nations Unies pour le Burundi (ONUB) qui a assuré le bon déroulement de tout le processus. Le gouvernement est aujourd’hui en pourparlers de paix avec le dernier mouvement rebelle à travers ses deux branches dans le cadre du processus démocratique mis en place. Pendant la même période, on constate néanmoins que la pauvreté s’est considérablement accrue. Cette paupérisation est encore aggravée aujourd’hui par la faiblesse des ressources de l’Etat et des ménages ainsi que l’existence d’une population de sinistrés victimes du conflit tels que les réfugiés, les déplacés intérieurs, les enfants de la rue et les orphelins.
b. Un contexte socio-économique de sortie de conflit
4. Le CSLP- Complet intervient dans une conjoncture économique difficile de sortie de conflit, caractérisée par une insuffisance de la production, et des revenus, une faiblesse de l’aide internationale, et de l’investissement ainsi qu’une persistance d’une forte pression sur la trésorerie de l’Etat. De même, cette situation se traduit par la faiblesse des capacités du gouvernement à gérer les ressources publiques qui ont été fortement effritées. Une bonne partie de la base des ressources humaines du secteur public a été détruite.
5. Ces difficultés ne doivent pas occulter les progrès réalisés dans la conduite des réformes macroéconomiques soutenues par les institutions de Bretton Woods qui ont permis au pays d’atteindre l’initiative PPTE. La mise en œuvre satisfaisante de ces réformes a ouvert la voie à des développements importants, notamment la possibilité d’annulation de la dette multilatérale une fois que le point d’achèvement de l’initiative PPTE sera atteint.
c. Le Contenu du CSLP
i) Principales Contraintes à la Croissance et à la Réduction de la Pauvreté
6. Les consultations participatives communautaires, sectorielles et thématiques réalisées au niveau national et communal ont permis d’analyser les caractéristiques de la pauvreté et d’en relever les principales contraintes. Il s’agit :
i). Des contraintes liées à la gouvernance, à la sécurité et à la résolution des conflits ;
ii). Des rigidités structurelles à la croissance économique;
iii). Une instabilité du cadre macroéconomique ;
iv). Une faible qualité et un accès insuffisant aux services sociaux de base ;
v). Une augmentation des populations vulnérables suite aux effets néfastes du conflit ;
vi). Une forte prévalence du VIH/SIDA ;
vii). Des contraintes liées au genre et à l’équité.
ii) Vision du Développement à long terme
7. Le CSLP présente une vision du développement à moyen et long terme pour le Burundi et fixe des objectifs volontaristes de réduction de la pauvreté. Ces objectifs sont cohérents avec le programme prioritaire du gouvernement 2005-2010 et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Pour concrétiser cette vision, les fondements du CSLP s’articulent autour des principes suivants : (i) le recentrage du rôle de l’Etat ; (ii) le maintien de la paix et de la sécurité (iii) le renforcement des capacités ; (iv) la relance de la croissance économique (v) le renforcement de la dynamique communautaire ; (vi) l’affirmation du rôle central de la femme et (vii) la promotion d’un nouveau partenariat avec les bailleurs de fonds.
iii) Les principaux axes stratégiques
8. Des analyses quantitatives et qualitatives et des conclusions des études sectorielles et thématiques sur la pauvreté, il se dégage un consensus sur quatre axes stratégiques principaux qui sont :
i) L’amélioration de la gouvernance et de la sécurité ;
ii) La promotion d’une croissance économique durable et équitable ;
iii) Le développement du capital humain ;
iv) La lutte contre le VIH/SIDA.
Axe n° 1 : Amélioration de la gouvernance et de la sécurité.
9. L’amélioration de la situation sécuritaire du pays après plus d’une décennie de conflit demeure une des conditions sine qua none pour le rétablissement d’un environnement propice à la relance de l’économie et la réconciliation nationale.
10. L’objectif du gouvernement dans le domaine sécuritaire est de rétablir la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. A cette fin les actions prioritaires qui sont déjà engagées ou à venir vont en direction de : (i) la négociation du cessez-le-feu global et permanent en vue de la consolidation de la sécurité ; (ii) la poursuite des programmes de démobilisation, de désarmement et d’intégration jusqu’à la stabilisation des effectifs des militaires et des policiers à un niveau qui répond aux besoins du pays et compatible avec ses capacités financières ; (iii) la professionnalisation des corps de défense et de sécurité ; (iv) le désarmement des populations civiles et la lutte contre la prolifération des armes légères.
11. Conscient de l’ampleur des défis à relever dans un domaine aussi crucial que la gouvernance le gouvernement se fixe un certain nombre priorités : renforcer l’Etat de droit et la justice, gérer les contentieux liés au passé pour prévenir l’avenir, renforcer la culture démocratique, promouvoir une administration publique efficace, renforcer la décentralisation, mettre en place un système de gestion transparente des finances publiques et lutter contre la corruption.
Axe n° 2 : Promotion d’une croissance économique durable et équitable
12. L’avenir du Burundi dépendra de sa capacité à assurer une croissance économique forte et durable afin de nourrir une population toujours croissante et réduire la pauvreté. La promotion de cette croissance est un des objectifs prioritaires du CSLP et les actions prioritaires retenues concernent (i) des actions stratégiques pour dynamiser les secteurs porteurs de la croissance, notamment l’agriculture vivrière et les cultures d’exportation, l’élevage, le commerce, les mines et les industries de transformation, (ii) la relance du secteur privé (iii) la diversification des opportunités d’emploi et de revenus en milieu rural notamment à travers le micro crédit, la promotion des travaux à haute intensité de main d’œuvre, (iv) la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de transport, d’énergie et des télécommunications qui sont indispensables pour générer des externalités permettant d’augmenter la compétitivité de l’économie burundaise, (v) le rétablissement des équilibres macro-économiques.
Axe n° 3 : Développement du Capital Humain
13. Le gouvernement est convaincu que le développement durable repose sur des ressources humaines qualifiées et en bonne santé. Dans ce cadre, son objectif est de rétablir des services sociaux de qualité en partenariat avec les communautés bénéficiaires elles mêmes. Pour ce faire, des actions prioritaires relevant des secteurs de la santé et de l’éducation, de l’adduction d’eau potable et de l’assainissement, de l’urbanisme et du logement décent pour tous ont été identifiées. De plus, des actions visant non seulement les réfugiés, les déplacés mais aussi d’autres groupes vulnérables tels que les enfants de la rue, les orphelins, les victimes de calamités naturelles et les handicapés ont été mis en exergue. En outre, des actions favorisant des approches communautaires dans la prise en charge et réinsertion des sinistrés ont été retenues, notamment pour aider les populations en état de précarité à reprendre pied dans une vie normale grâce à la promotion de la solidarité nationale et à l’acquisition des compétences pour s’insérer dans le secteur moderne de l’économie.
Axe n° 4 : La lutte contre le VIH/SIDA
14. L’objectif fondamental du gouvernement est de réduire fortement la propagation de la pandémie par la promotion de la prévention, la prise en charge des malades des familles infectés et affectées par le VIH/SIDA. Les actions retenues visent à la fois la prévention, l’accès aux médicaments et le soutien aux familles touchées à subvenir aux besoins élémentaires. L’acquisition de capacités pour des AGR constitue un aspect important de la politique préconisée pour la lutte contre le VIH/SIDA.
iv) Le processus d’élaboration du CSLP
15. Le CSLP a été élaboré sur la base des conclusions et recommandations consensuelles des consultations participatives auprès de différents groupes cibles que sont : les communautés rurales, l’administration, le secteur privé, la société civile et certains groupes vulnérables, le parlement et les partenaires au développement.
(i) Les consultations communautaires ont eu lieu dans chaque commune et chaque province du pays et ont permis de dégager les déterminants de la pauvreté et de formuler les actions à mener pour la combattre. Les consultations communautaires ont permis à 14.600 personnes, dont plus de la moitié de femmes d’exprimer leurs points de vue et leurs aspirations pour sortir du piège de la pauvreté.
(ii) La conduite des consultations sectorielles et thématiques a également suivi une approche participative et inclusive. Au total 840 participants ont pris part aux échanges qui ont permis d’identifier les contraintes et les potentialités des secteurs respectifs, de déterminer les axes stratégiques, d’arrêter les actions pertinentes à mener et proposer des mécanismes de suivi et évaluation appropriés au niveau des secteurs.
v) Mise en œuvre de la Stratégie
16. Le CSLP constitue le cadre unique de référence et de la planification du développement socio économique du Burundi et sa mise en œuvre se fera à travers les ministères techniques, les organisations communautaires au niveau décentralisé, les ONGs, la société civile ainsi que le secteur privé en partenariat avec les partenaires au développement
17. La mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du CSLP nécessitent l’élaboration et la mise en place d’un cadre et des structures institutionnelles appropriées. A ce titre et à court terme, un accent sera mis sur le renforcement des capacités des différentes structures et acteurs dans les domaines de l’analyse de la pauvreté, de la planification, du financement et de la mise en œuvre des programmes et projets prioritaires de réduction de la pauvreté. Il s’agira en particulier : des directions des études et de la planification des ministères sectoriels, de ISTEEBU, des ONG, du secteur privé, de organisations de la société civile, et des partenaires au développement.
18. La mise en œuvre de la stratégie sera faite à travers un système de suivi- évaluation participatif organisé comme suit : (i) suivi évaluation de la stratégie, (ii) le suivi des indicateurs de la pauvreté et des objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) ; l’évaluation de l’impact des politiques, des réformes et des programmes de réduction de la pauvreté de la stratégie. Le suivi- évaluation mettra un accent sur l’approche participative, afin d’impliquer tout au long du processus de l’exécution, toutes les parties prenantes impliquées dans le processus d’élaboration du CSLP tant au niveau décentralisé que national. A ce titre, des indicateurs de performance seront élaborés et harmonisés dans le double objectif de la coordination du suivi/évaluation du CSLP et de la cohérence des procédures et des résultats attendus.
vi) Le Partenariat
19. Avec les ONG, le Gouvernement entend continuer le partenariat dynamique qui a toujours existé entre les organisations non gouvernementales (ONG) et le Burundi dans le cadre de la reconstruction nationale et la lutte contre la pauvreté. Le Gouvernement s’engage à créer et renforcer le cadre de partenariat existant afin de permettre aux ONG de jouer pleinement leur rôle d’appui à la dynamique et au développement communautaire pierre angulaire de la mise en œuvre du CSLP.
20. Avec les Partenaires au Développement. Le Gouvernement, conscient des enjeux et des défis à relever dans la mise en œuvre du CSLP mettra tout en œuvre pour renforcer le partenariat déjà existant entre lui et les partenaires au développement à travers les structures telles que le SP/REFES dans le cadre de la mise en œuvre du CSLP et le SP/CNCA dans le cadre de la, coordination de l’aide. Des modalités pratiques seront développées afin de promouvoir la concertation autour des questions d’intérêt communs ou particulier, la coordination et l’harmonisation des programmes, la mobilisation de l’aide, le renforcement des capacités, le suivi et l’évaluation du CSLP.
May 15th, 2007 - 10:55:00 |
Machumu A. Pierre
YES Family,
YES Burundi in collaboration with ASAVO would like to open a computer training center and the Technology of communication and this within three weeks so that we can give an opportunity to a great number of young people coming from rural area to get knowledge of computer and technic of communication.
The training will enable them to reinforce their professional capacities.
At the end of the training, YES Burundi in collaboration with ASAVO will do their best to look for organizations which can hire those trainees and by that we will be fighting against poverty and for other Millennium Development Goals.
Those who won't get any place where to work, will be granted a kit computer material that will enable them to create jobs in their rural area and this will be in youth entrerpreneurship.
We would really be grateful if you could help obtain at least 10 computers for our center. Thanks for cooperation.
May 12th, 2007 - 07:53:48 |
Machumu A. Pierre
Protecting our planet to benefit the poor( UNDP Report)
Many environmental challenges can only be tackled through international cooperation. Climate change, access to sustainable sources of energy, the need to safeguard rivers, lakes and coasts from various forms of pollution are all challenges that call for effective multilateral approaches.P supports countries' efforts to protect the environment and manage their resources efficiently, and promotes cooperation among countries in tackling common environmental challenges. One of UNDP's core objectives is to help countries design environment and energy policies that address the needs of the poor. Inadequate and unequal management of natural resources is a major impediment to the transformation of communities in the developing world. When natural resources are depleted, when pollution threatens the well-being of a country's population, the most vulnerable tend to be among the hardest hit. Poor households often depend on access to a diversity of natural resources for their livelihoods; they are often the most adversely affected by exposure to unsafe water, indoor air pollution, toxic chemicals and other health hazards.
Among natural resources, water plays a pivotal role for human development. Today, over 1 billion people lack access to clean water and 2.4 billion do not have basic sanitation. The use and abuse of increasingly precious water resources have intensified dramatically over the past decades, reaching a point where water shortages, water quality degradation and aquatic ecosystem destruction are threatening prospects for human development and political stability. As water resources become scarce, new forms of tension can arise between countries sharing the same rivers and lakes. In order to transform the risks of conflict into opportunities for cooperation, UNDP established the Transboundary River Basin Initiative, a platform for dialogue and consensus building for countries that share the same water resources. Through this initiative, we support 36 countries in their efforts to reach agreements on the management of shared waters, in partnership with regional and national organizations, including the Mekong River Commission, the Nile Basin Initiative and the Niger Basin Authority. Building on this success, UNDP is now expanding its shared waters initiative to the Central Asian Region, where, in collaboration with other UN agencies, it is leading a process that would enable governments to work together on the management of the region's shared waters.
Lighting up Madagascar
In Madagascar, less than three percent of people living in rural areas have access to electricity. In order to tackle this problem, UNDP, through its GSB initiative, helped forge a partnership among three large electricity producing companies to provide affordable electricity to Madagascar's vanilla-producing area, as well as surrounding villages. More...
Sound and equitable management of natural resources is critical to sustained poverty reduction and to the achievement of the MDGs. One of the most efficient ways of ensuring that the poor's environmental concerns are not ignored is to incorporate these concerns in national policies. Yet, in most countries, integrating 'pro-poor' perspectives on the environment into national development strategies remains a major challenge. UNDP, in partnership with UNEP, is supporting environment-based policies in Cambodia, Kenya, Nicaragua, Rwanda, Tanzania and Viet Nam. Through this Poverty and Environment Initiative, we helped the Tanzanian government integrate environment into the poverty reduction strategy process. The programme supported dialogue among policy-makers, NGOs and community groups on poverty-environment linkages and the use of environment indicators in local and national level planning. As a result, Tanzania's new poverty reduction strategy includes actions on using natural resources management to alleviate poverty, empower women and improve government accountability.
Access to affordable sources of energy is key to poverty alleviation. In Kenya, the high cost of energy translates into increased production costs, affecting the competitiveness of Kenyan goods in local and international markets. To help tackle this problem, UNDP has been assisting small- and medium-sized enterprises to reduce production costs through increased energy efficiency. In particular, UNDP trained managers and engineers on the use of energy-efficient manufacturing techniques. As a result, many local companies were able to make significant savings on fuel costs. This initiative also helps increase access to financing for profitable projects and presents significant potential for other countries in Eastern Africa.
In India, UNDP is supporting government efforts to empower poor and disadvantaged communities and strengthen their livelihoods by improving the management of natural resources. In collaboration with the Indian Government and the state governments of Jharkhand, Orissa and Rajasthan, the project aims at encouraging effective participation of the poor—especially women—in the management and development of natural resources. Working with around 5,000 women's groups and 17 civil society partners, the project helps disadvantaged women join forces to develop sustainable farming practices, run conservation projects and promote the regeneration of pastures and wastelands. These networks also link women with financial institutions and provide them with the strength and influence they need to negotiate effectively with local government officials.
Many of the environment issues the world is facing today, from climate change to ozone depletion, are global in nature. With funding from the GEF, UNDP supports international cooperation to promote sustainable development. The GEF is a financial mechanism that supports action to address critical threats to the global environment, including biodiversity loss, degradation of land and international waters and persistent organic pollutants. UNDP is one of the implementing agencies of the GEF, along with UNEP and the World Bank. UNDP-GEF has 1,750 projects on the ground in more than 155 developing countries. In 2005, in support of these projects, UNDP secured $284.5 million from GEF and attracted $1.02 billion in co-financing from governments and donors.
Through GEF, UNDP helps countries use energy more efficiently and reduce greenhouse gas emissions. In Viet Nam, where the use of electricity is increasing dramatically as a result of growing urban populations, UNDP launched a $15 million programme in Ho Chi Minh City and in Quy Nhon, in the Binh Dinh Province to promote the use of energy-efficient street lighting. Run in partnership with the Vietnamese Academy of Science and Technology, the project is expected to result in energy savings of 310 gigawatt hours and greenhouse gas reductions equivalent to 133 kilo tons of carbon dioxide over the next five years.
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